Le Berry républicain, 25 juin 2014

Pour Vincent Chenet, l’un des principaux initiateurs du mouvement antiproductiviste en France, les limites d’une croissance infinie sont d’une évidence flagrante. Mais, à ses yeux, face à la raréfaction des ressources naturelles de la planète, le plus préoccupant reste surtout le déni qui entoure aujourd’hui cette problématique. Dans Décroissance ou décadence, essai publié cette année par les éditions vierzonnaises le Pas de côté, nourri de nombreux travaux de géographes, sociologues et philosophes, le rédacteur en chef du journal La Décroissance entend démonter pièce par pièce le culte de l’illimité qui imprègne, selon lui, la société. Il l’affirme, un désir de « liberté sans limite » irradie le monde contemporain, question qui confine à la psychanalyse. La notion de décroissance vient remettre en cause ce qu’il perçoit comme une aliénation. Qu’on le juge pessimiste et excessif ou, au contraire, d’une lumineuse lucidité, le livre ne manque pas de faire réfléchir et s’interroger sur le monde dans lequel nous vivons.

Vincent Michel, Le Berry républicain, 25 juin 2014.

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