La Machine s’arrête – E. M. Forster

L’homme est la mesure.

Voici une nouvelle exceptionnelle. Parue en 1909, La Machine s’arrête annonce avec un siècle d’avance notre monde hyper-connecté, où les individus de plus en plus sédentaires communiquent avec des amis virtuels par l’intermédiaire d’écrans. E. M. Forster décrit une société à la merci d’une gigantesque infrastructure technique. Les hommes atomisés vivent reclus dans des chambres souterraines. Tous leurs besoins – alimentation, divertissement, transport, jusqu’aux relations sociales – sont pris en charge par la Machine. Réduits à l’état d’embryons sous perfusion, les corps deviennent obsolètes, les muscles et les sens s’atrophient. Seuls quelques rebelles insatisfaits d’une vie hors sol osent se défaire de l’emprise de cette machinerie pour vivre au contact de la nature, en dehors des pièces climatisées, et goûter à des relations directes entre êtres de chair. Mais quand la Machine se détraque, les nourrissons habitués à tout recevoir se retrouvent pris au dépourvu.

« La Machine nous nourrit, nous habille et nous loge ; grâce à elle nous parlons les uns avec les autres, grâce à elle nous nous voyons les uns les autres, en elle se trouve notre être. La Machine est omnipotente, éternelle ; bénie soit la Machine. »

« L’Humanité, dans son désir de confort, avait dépassé ses limites. Elle avait beaucoup trop exploité les richesses de la nature. Avec calme et complaisance, elle sombrait dans la décadence, et le progrès avait fini par signifier le progrès de la Machine. »

E. M. Forster (1879-1970) est un écrivain britannique, auteur de nouvelles, d’essais et de romans dont les plus connus sont Howards End et La Route des Indes. La Machine s’arrête, dystopie qui a influencé George Orwell, est très connue dans les pays anglophones, notamment pour avoir anticipé les conséquences de l’envahissement d’Internet, Facebook, Skype et autres prothèses numériques.

Postface de Philippe Gruca et François Jarrige :

« Ce texte constitue un témoignage de premier ordre de la conscience passée des risques et des menaces accompagnant le déploiement de l’industrialisation et de son appareillage technologique. »

Traduit de l’anglais par Laurie Duhamel.

« Une technologie omniprésente érigée en religion » : recension parue dans Le Berry républicain.

« La réalité a dépassé le pire cauchemar d’E.M. Forster » : recension parue dans La Décroissance.

« Une nouvelle d’anticipation étrangement familière » : recension parue dans La Nef.

« La Machine dirige le monde » : dans la sélection de la librairie Monet, août 2014.

« Un texte assez extraordinaire » : Paludes, émission littéraire de Radio Campus (Lille)

Pages : 112

Format : 9 cm x 14,5 cm

Prix : 6 €

ISBN : 979-10-92605-05-1

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