Tristes campagnes – Bernard Charbonneau

Au sortir de la guerre, le rouleau compresseur des Trente dites « Glorieuses » uniformise tout le territoire. Les campagnes nivelées, transformées en banlieues, sont intégrées dans l’ensemble industriel et urbain. Dans une société où la croissance technique et économique est devenue « le jugement de Dieu », l’homme et la nature sont réduits à l’état de moyens, au service d’une expansion sans fin. Rationalisation, concentration des terres, exode, invasion automobile, érection de zones pavillonnaires, industrielles, commerciales, touristiques, amoncellement d’ordures, disparition des terroirs… Devant le ravage de son pays, Bernard Charbonneau compose une géographie pamphlétaire, pense les dégâts du progrès en philosophe atypique, anticipe les bouleversements à venir et offre un manuel de résistance jubilatoire contre l’Église industrielle. « On pleure les Indiens des autres, mais on tue les siens », constate cet écologiste clairvoyant, qui n’hésite pas à parler d’ethnocide.

« Tout ce qu’entreprend notre société : les carrières, les lotissements et les zones industrielles, les défrichements et la monoculture, aboutit au même type « d’environnement » : le terrain vague. Autour de la moindre bâtisse s’étale une large tache grisâtre d’argile écrasée et malaxée d’où monte un fumet de gas oil. Et quand par hasard cette société reboise son désert mécanique, elle n’a pas le temps de laisser pousser. Il ne faut jamais l’oublier, le système est en croissance accélérée. La destruction du paysage se précipite au fur et à mesure que se restreint ce qui reste à détruire. Un beau matin toutes les machines vont se retrouver nez à nez dans le dernier mètre carré. Et alors ? Vont-elles s’entre-dévorer ? »

Bernard Charbonneau (1910-1996) est considéré comme un pionnier de l’écologie politique. Dès les années 1930, il montre que le développement technique et industriel menace l’homme, la nature et la liberté. Quarante après sa parution originale, l’analyse incisive de Tristes campagnes se révèle lucide, alors que l’équivalent d’un département français disparaît tous les sept ans sous le bitume et que l’agriculture n’emploie plus que 3 % de la population active.

Recension parue dans La Décroissance.

Recension parue dans La Lettre du cadre territorial.

Recension parue dans Peuple breton.

Recension parue dans Silence.

Recension parue dans L’Ecologiste.

Recension parue dans Le Berry républicain.

Recension parue dans Village.

Pages  : 246

Format : 13,6 x 22 cm

Prix : 15 €

ISBN : 979-10-92605-00-6

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