Moins

Cet ouvrage regroupe la fine fleur des esprits contemporains invités à esquisser des issues pour échapper au désastre écologique où nous conduit le système capitaliste. Rassemblés dans le contexte de la COP 21, de nombreux articles critiquent la mascarade de cette conférence internationale, que ce soit l’hypocrisie de l’éventail des « solutions » préconisées par ceux-là mêmes qui sont responsables de dégâts (Célia Izoard) ou l’illusion des technologies « vertes » tant dans les énergies renouvelables (Richard Heinberg) que dans l’effet miraculeux des TIC (Bernard Legros). L’enjeu est bien là : prétendre que ce qui a causé la maladie peut être utilisé comme remède pour soigner la planète est sans doute la plus grande escroquerie intellectuelle de notre époque. Ce livre remet en question le mythe du progrès-qui-apporte-confort-et-bonheur-à-l’humanité et rappelle ce à quoi l’écologie politique s’oppose : à la technologie, dominatrice de la nature par essence (François Jarrige), à la croissance, inconsciente des limites physiques de la planète (Joan Martinez Alier), au développement, forme sournoise de néo-colonialisme (Pierre Nakoulima). Le capitalisme « vert », le développement « durable », l’économie « circulaire », les technologies « propres » ne sont qu’illusions pour poursuivre notre mode de vie la conscience tranquille, moyennant quelques ajustements. L’une des croyances en la matière est celle des « petits gestes qui sauveront la planète », dénoncée dans un texte rédigé par… la rédaction de Moins !

 Moins, journal romand d’écologie politique.

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