Le Monde diplomatique, août 2015

Ils ont abandonné leur emploi ou bifurqué lors d’un accident de la vie. Déserteurs du Capital, militantes d’une simplicité volontaire… « Je peux pleurer de bonheur quand je découvre des citations magnifiques de quelqu’un comme Robespierre qui disait : « Le signe le plus honteux de l’esclavage d’un peuple, c’est l’ignorance profonde »", raconte « Mamie anar » à Paris. A Lyon, le curé de Saint-Polycarpe anime un groupe intitulé Chrétiens et pic de pétrole. Ya, ex-requin de l’immobilier, vit dans une caravane en Ardèche. Comme lui, certains quittent Paris et leurs places en or pour reconquérir leur vie. Il y a les riches qui n’en pouvaient plus, et aussi les pauvres qui n’ont jamais pu. Comme François et son cirque Bidon, d’une famille « hyperprolo », encarté au Parti communiste, et qui a basculé avec Mai 68. Ces parcours (une cinquantaine) relatés initialement dans le journal La Décroissance redonnent goût à la politique.

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